« Oscar Wilde | Page d'accueil | planitia utopia »
dimanche, 04 novembre 2007
Techung : Yarlung
Techung est un artiste tibétain, il vit aux Etats-Unis et sa résistance est musicale.
Son album Yarlung, du nom du grand fleuve sacré le Yarlung Tsangpo,( sa montagne magique, sa vallée splendide et son histoire millénaire ) est d'emblée une affirmation de la survie de la culture tibétaine et de sa créativité.
Un album
et des vidéos ne feront pas partir l'armée chinoise, mais c'est toute la force de la création artistique d'exister à l'encontre des dominations et des servitudes.
Le nom de Yarlung, que les autorités chinoises voudraient réduire à être un parc touristique, (voir ceci) est un symbole d'attachement à une manière de vivre et de penser particulière à une région du monde et de ses habitants.
Même s'il y a parfois une surrenchère médiatique autour d'un bouddhisme accrocheur et rendu consommable à peu de frais métaphysiques pour les occidentaux, il n'en reste pas moins insupportable de voir le laminage d'une culture originale, d'une philosophie et d'une spiritualité par les communistes chinois.
Quand on voit les images de Lhassa, gangrenée une architecture qui avilit autant les habitants que l'environement, la vulgarité de l'économie chinoise, triomphante de réussite abêtifiante et désastreuse sur des populations privées de défense mentale, on mesure mieux l'importance de ce musicien. La signification réelle des sous-titres en tibétain et des images du dalaï-lama.
Car les images du Dalaï-Lama sont interdites dans la province chinoise du Tibet, et la langue tibétaine n'est plus première dans les écoles de son territoire.
Dans le long terme, oui, on peut croire que les tibétains gagneront leur combat. Dans la logique qu'à la toute fin, le mal, les mauvais ne l'emportent jamais. Mais ils reviennent sous d'autres forme.
En attendant, les prochains jeux olympiques seront à Bejing. Ce sera l'occasion de célébrer l' imitation chinoise de l'architecture et de l'économie de son modèle honni et envié : l'Occident dans ses pire travers.
Les colons continueront à s'embarquer pour la région du Tibet, persuadés qu'ils doivent être de leur bon droit et de leurs bons avantages financiers.
Le Dalaï-Lama continuera ses voyages et ses enseignements, en attendant que les choses veuillent bien changer, selon leur propre rythme, suivant le karma pourri que se préparent les envahisseurs et les puissantes et bonnes réincarnations à venir chez les tibétains. Entre ce temps mythique et l'accablement du présent, l'art et la création tressent des liens plus forts que leurs apparences.
Hermeline
21:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tibet, Dalaï-lama, Chine, politique, monde



Les commentaires sont fermés.