J'ai dû habiter Utopia Planitia, au moins pendant une courte période de ma vie. Cela doit expliquer mon incrédulité devant l'habitude du désepoir.
Il faut pourtant bien que quelque chose soit mort pour que soit accepté l'inacceptable.
L'inacceptable c'est l'habitude du désespoir qui gagne et nous rend insensibles, jusqu'à ne plus sentir le creux de la douleur. L'habitude de la médiocrité et de la laideur, l'habitude de rentrer dans le rang et de prendre les ordres de plus fort.
C'est l'horreur du monde qui prospère dans la satisfaction des gagnes petits qui se croient grands, dans les garants du bon droit et de la normalité des choses, dans les tenants du "c'est comme ça" en secouant leurs bras ballants.
L'horreur du monde, c'est la flotte de pêche japonaise qui annonce qu'à des fins scientifiques elle massacrera 1000 baleines, c'est la victoire des chasseurs de phoques pour qui la commission européenne déclare qu'étourdir des animaux avec des pics à glace et les dépecer vivants n'est pas choses cruelle, ce sont les franchises médicales et le monde esclavagiste dans lequel nous entrons guidés par les raisons raisonnées de ceux qui n'auront rien à perdre et surtout pas la certitude qu'ils ont raison.
Alors, retour vers Utopia Planitia
Les commentaires sont fermés.