lundi, 28 juillet 2008
Le coeur du palmier
Le cœur du palmier
Labyrinthe de sucre mou.
Ouvrir le palmier en deux, aller au cœur,
juste au cœur.
Blanc, la pâte à peine cuite, juste ce qu’il faut, avec encore l’arrière goût de pâte crue gorgée de sirop de sucre.
C’est juste cela qu’il faut faire : ouvrir, déchirer la structure en pâte feuilletée, le tirer entre les deux grandes oreilles et tirer jusqu’au cœur, jusqu’au noyau strié de sucre.
Comment manger un palmier autrement ?
Comment est-il concevable de commencer par les bords ?
Comme un pèlerinage, très lentement alors, s’arrêter sur les bords un peu trop secs, un peu trop cuits, en se disant, par devers soi, que l’on se dirige vers le cœur, le seul qui compte.
00:42 Publié dans Impressions, Philosophie, texte personnel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





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