jeudi, 16 octobre 2008

The poet and his soul

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Lord Alfred Douglas: une beauté rare et un talent poétique assorti, il fut dans les dernières années du dix-neuvième siècle une incarnation de l'esprit frondeur et décadent.

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Comme je l'écrivais pour Oscar Wilde nos existences sont trop courtes pour se croiser ailleurs que dans l'imagination. Ce qui est illimité.


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Lord Alfred Douglas, alias Bosie, était poétique jusqu'à l'extrême, fascinant et rebutant tout à tour.
Inadapté au quotidien, capable de vilénies et de générosités rares, il a payé sa passion pour Oscar Wilde tout le reste de sa vie.
Entre amour, rage, regrets, confessions et mensonges, sa vie ne fut pas à l'aune de sa poésie. Elle fut douloureuse, dure, éprouvante.

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Mais ses poèmes eux, à toutes les époques de sa vie, sont  des beautés rares.
Ils sont presque tous à citer; pour moi un de ses plus beaux est "The City of The Soul", écrit quand il vivait avec Oscar Wilde, à peine sorti de prison, dans une villa au dessus de Naples et que, par la faute de leurs familles respectives et de leurs amis, ils devaient bientôt se séparer et ne plus pouvoir vivre "sous le même toit" tant le scandale de leur couple dérangeait la morale du beau monde.
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Voilà donc en hommage au " golden pillar of infamy" les derniers vers de ce poème, qui évoquent  l'angoisse devant le passage du temps et la lutte de l'être pour resister à son sillage.

Only to build one crystal barrier
Against this sea which beats upon our days ;
To ransom one lost moment with a rhyme
Of passionate protest or austere demur,
To clutch Life's hair, and thrust one naked phrase
Like a lean knife between the ribs of Time.
The city of the Soul


Le site de Lord Alfred Douglas, animé par Lord Gawain Douglas, son arrière petit neveu, qui est heureusement fier de son grand grand oncle.

Hermeline

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