samedi, 25 octobre 2008
L'incendie
Il envahissait les rues, les maisons, il coulait sur les hommes.
Les hommes étaient enveloppés de vent, des bandelettes autour de leurs cous, de leurs membres et ils ne pouvaient plus bouger librement.
Ils étaient pris par ce vent et ils ne se débattaient pas.
Ce n'était pas la peine, ils n'en n'avaient pas la force.
Qui aurait-eut la force de lutter contre ce vent-là ?
Le ciel était blanc de chaleur, à croire que le vent, le maître en tous lieux, poussait haut les nappes de nuages dont on n'appercevait plus, depuis le sol, que des trainées blanches sur le ciel aveuglant.
Il n'y avait pas à s'étonner si l'intérieur des hommes blanchissait pareillement.
L'esprit, l'âme, ce qui n'a pas de nom et qui vit là, à l'intérieur s'était desséché et blanchi et était devenu cassant au moindre mouvement.
Hermeline
21:49 Publié dans air du temps, texte personnel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : texte personnel, poème





Ecrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.